Pendant ce temps, à Saint-Léonard d'Aston...
Samedi le 29 avril, j’ai eu le plaisir d’accompagner un élu du Forum jeunesse de l'Île de Montréal à un colloque du Forum jeunesse du Centre-du-Québec. L’événement avait lieu à l’école secondaire La Découverte dans la petite localité de Saint-Léonard d’Aston. (Pour vous repérer, la région Centre-du-Québec inclut, entre autres, les villes de Drummondville, Victoriaville, Plessiville, Bécancour et Nicolet.)
Au programme il y avait une conférence de Jacques Hamel, professeur de sociologie à l’Université de Montréal, intitulée : « La génération des jeunes d’aujourd’hui vit-elle dans l’ombre des jeunes d’hier? » et une série d’ateliers portant sur : l’exode des jeunes, la participation citoyenne et l’insertion sociale des jeunes en difficulté. Par contrainte de temps, nous n’avons pu assister qu’aux deux premiers ateliers et dîner avec des participants.
L’exode des jeunes du Centre-du-Québec vers les centres urbains (Montréal est pointé du doigt!) est un sujet qui mérite notre attention puisque c’est un danger pour le dynamisme de la région. Les 18-29 ans quittent leur région plus particulièrement pour faire des études collégiales et/ou universitaires et ensuite pour le travail, dans la mesure où ils ne trouvent pas d’emploi en lien avec leurs études ou encore parce qu’ils ne sont pas assez informés sur les possibilités d’emploi régionales. Le manque d’emploi au Centre-du-Québec est peut-être un mythe, puisque sur le site d’Emploi-Québec, 700 emplois seraient disponibles dans la région, sans jamais oublier le fameux 80% des emplois dits cachés (mais pas au noir!). Et les grandes entreprises en région sont souvent moins connues que celles autour de Montréal et ainsi les jeunes n’ont pas le réflexe d’y avoir recours. Souvent, lorsque les jeunes quittent la région, ils se disent qu’ils n’y reviendront pas pour s’y établir parce qu’ils sont convaincus d’emblée qu’ils ne trouveront pas de travail.
Dans l’atelier où nous étions (en tant qu’outsiders montréalais, pour ne pas gêner la dynamique du groupe, nous nous sommes placés légèrement en retrait de la table ronde), il y avait une vingtaine de personnes : 2 ou 3 encore au secondaire, d’autres au cégep, certains à l’université et d’autres diplômés qui travaillaient dans la région. (C’est mon impression générale, je n’ai pas pu faire un décompte exact au moment du tour de table.) Enfin, la caractéristique commune au groupe était que tout ce beau monde avait quitté le Centre-du-Québec mais, y était revenu! Pourquoi? X n’avait trouvé que des emplois précaires à Montréal; Y n’a pas aimé les grands centres, sauf Drummondville et Sherbrooke; Z apprécie la tranquillité et la qualité de vie en campagne; W s’ennuyait de sa famille et de ses amis. Il y a de bonnes raisons de demeurer dans la région et à la question de l’animatrice : « êtes-vous fière de votre région? » on ne se gêna pas pour dire oui! Et une jeune femme affirma : « Nous sommes les ambassadeurs de notre région, à nous de la présenter! ». C’est une belle région avec beaucoup de potentiel touristique, notamment pour l’écolotourisme. Victoriaville serait surnommée « Le p’tit Montréal » parce qu’on y retrouve de charmants cafés et Gentilly offre un carnaval de longue durée, d’octobre à février si je ne m’abuse, qui mérite un détour. Or, il semble que ce ne soit qu’un début. Malgré une attirance pour la tranquillité, tous étaient d’accord pour dire que les activités sociales dans une ville (ou un village) constituent un attrait. Donc il y a une demande pour développer des activités culturelles. De plus, les jeunes centrinois qui ont goûté aux centres urbains reviennent à la campagne avec quelques exigences : ils réclament plus de petits commerces dont des cafés sympathiques et des comptoirs à sushis! Une jeune fille de 17 ans venant d’un tout petit patelin n’était pas très enchantée d’avoir pour unique lieu de distraction non loin de chez elle : un dépanneur. Donc les jeunes réclament des lieux pour se retrouver (centres récréatifs, resto, cinéma) et en l’occurrence aussi, du transport, parce qu’à défaut d’avoir une voiture, en région, il ne semble pas y avoir beaucoup d’alternatives pour se promener d’une localité à l’autre. Le manque de développements en transport public fût un point d’importance soulevé par les jeunes.
Finalement, cet atelier a confirmé un fort désir d’initiative des jeunes de la région pour redorer le blason du Centre-du-Québec. Autant pour reséduire ceux qui l’ont quitté que pour séduire du monde de la grand’ ville!
Note : dans un prochain billet je vous ferai part de l’atelier sur la participation citoyenne.
Au programme il y avait une conférence de Jacques Hamel, professeur de sociologie à l’Université de Montréal, intitulée : « La génération des jeunes d’aujourd’hui vit-elle dans l’ombre des jeunes d’hier? » et une série d’ateliers portant sur : l’exode des jeunes, la participation citoyenne et l’insertion sociale des jeunes en difficulté. Par contrainte de temps, nous n’avons pu assister qu’aux deux premiers ateliers et dîner avec des participants.
L’exode des jeunes du Centre-du-Québec vers les centres urbains (Montréal est pointé du doigt!) est un sujet qui mérite notre attention puisque c’est un danger pour le dynamisme de la région. Les 18-29 ans quittent leur région plus particulièrement pour faire des études collégiales et/ou universitaires et ensuite pour le travail, dans la mesure où ils ne trouvent pas d’emploi en lien avec leurs études ou encore parce qu’ils ne sont pas assez informés sur les possibilités d’emploi régionales. Le manque d’emploi au Centre-du-Québec est peut-être un mythe, puisque sur le site d’Emploi-Québec, 700 emplois seraient disponibles dans la région, sans jamais oublier le fameux 80% des emplois dits cachés (mais pas au noir!). Et les grandes entreprises en région sont souvent moins connues que celles autour de Montréal et ainsi les jeunes n’ont pas le réflexe d’y avoir recours. Souvent, lorsque les jeunes quittent la région, ils se disent qu’ils n’y reviendront pas pour s’y établir parce qu’ils sont convaincus d’emblée qu’ils ne trouveront pas de travail.
Dans l’atelier où nous étions (en tant qu’outsiders montréalais, pour ne pas gêner la dynamique du groupe, nous nous sommes placés légèrement en retrait de la table ronde), il y avait une vingtaine de personnes : 2 ou 3 encore au secondaire, d’autres au cégep, certains à l’université et d’autres diplômés qui travaillaient dans la région. (C’est mon impression générale, je n’ai pas pu faire un décompte exact au moment du tour de table.) Enfin, la caractéristique commune au groupe était que tout ce beau monde avait quitté le Centre-du-Québec mais, y était revenu! Pourquoi? X n’avait trouvé que des emplois précaires à Montréal; Y n’a pas aimé les grands centres, sauf Drummondville et Sherbrooke; Z apprécie la tranquillité et la qualité de vie en campagne; W s’ennuyait de sa famille et de ses amis. Il y a de bonnes raisons de demeurer dans la région et à la question de l’animatrice : « êtes-vous fière de votre région? » on ne se gêna pas pour dire oui! Et une jeune femme affirma : « Nous sommes les ambassadeurs de notre région, à nous de la présenter! ». C’est une belle région avec beaucoup de potentiel touristique, notamment pour l’écolotourisme. Victoriaville serait surnommée « Le p’tit Montréal » parce qu’on y retrouve de charmants cafés et Gentilly offre un carnaval de longue durée, d’octobre à février si je ne m’abuse, qui mérite un détour. Or, il semble que ce ne soit qu’un début. Malgré une attirance pour la tranquillité, tous étaient d’accord pour dire que les activités sociales dans une ville (ou un village) constituent un attrait. Donc il y a une demande pour développer des activités culturelles. De plus, les jeunes centrinois qui ont goûté aux centres urbains reviennent à la campagne avec quelques exigences : ils réclament plus de petits commerces dont des cafés sympathiques et des comptoirs à sushis! Une jeune fille de 17 ans venant d’un tout petit patelin n’était pas très enchantée d’avoir pour unique lieu de distraction non loin de chez elle : un dépanneur. Donc les jeunes réclament des lieux pour se retrouver (centres récréatifs, resto, cinéma) et en l’occurrence aussi, du transport, parce qu’à défaut d’avoir une voiture, en région, il ne semble pas y avoir beaucoup d’alternatives pour se promener d’une localité à l’autre. Le manque de développements en transport public fût un point d’importance soulevé par les jeunes.
Finalement, cet atelier a confirmé un fort désir d’initiative des jeunes de la région pour redorer le blason du Centre-du-Québec. Autant pour reséduire ceux qui l’ont quitté que pour séduire du monde de la grand’ ville!
Note : dans un prochain billet je vous ferai part de l’atelier sur la participation citoyenne.
