Place du français sur Internet: un Québec souverain n'y changerait rien
L’éditorial de Mario Roy dans La Presse intitulé « Ah! Ce bon vieux PQ… » a retenu mon attention ce samedi 15 octobre. Il nous fait part de ses impressions sur le débat portant sur la culture, auquel les candidats à la chefferie du Parti québécois ont participé cette semaine. Il relate entre autre une question du public dont Richard Legendre a hérité : « Que faut-il faire pour promouvoir le fait français sur Internet? » Même s’il a tenté de formuler une réponse, monsieur Legendre a été forcé d’avouer qu’il n’avait pas de réponse à cela. Parce que, comme le dit Mario Roy : « il n’existe pas de réponse à cette question. Ni l’État, fut-il souverain et péquiste, ni l’entreprise, fut-elle capitaliste et américaine, ne peuvent rien y faire. La présence relative d’une langue sur Internet dépend de millions de décisions individuelles, prises chaque jour indépendamment l’une de l’autre, sans possibilité de contrôle, aux quatre coins du monde. »
Je suis entièrement d’accord. Le plus souvent, les sites des entreprises offrent la langue du lieu géographique duquel ces entreprises proviennent, en plus de, très probablement l’anglais et/ou d’autres choix de langue pour rejoindre le plus grand bassin de population. Et pour ce qui est, par exemple des blogs, et bien oui, la langue dans laquelle ils sont rédigés « dépend de millions de décisions individuelles ». Un blogueur a l’entière liberté de décider de publier ses billets dans toutes les langues qu’il maîtrise. Est-ce qu’un Québec souverain ferait une grande différence pour ce qui est de la représentation du français sur l’Internet? Soyons réalistes : non. Comment le gouvernement procèderait-il? Chaque site Internet réalisé par un résident du Québec serait vérifié (par l’Office de la langue française?) pour s’assurer que son contenu est entièrement rédigé en français, question de participer à l’effort de guerre pour la présence du français sur le net? Ce serait porter atteinte à la liberté d’expression.
Personnellement, bien que le titre de ce blog soit en français, quand le cœur m’en dira, je publierai des billets en anglais. Et si je maîtrisais une autre langue, fort probablement que je me laisserais aussi aller à son utilisation occasionnellement, et ce, pour le simple plaisir de la communication.
Je suis entièrement d’accord. Le plus souvent, les sites des entreprises offrent la langue du lieu géographique duquel ces entreprises proviennent, en plus de, très probablement l’anglais et/ou d’autres choix de langue pour rejoindre le plus grand bassin de population. Et pour ce qui est, par exemple des blogs, et bien oui, la langue dans laquelle ils sont rédigés « dépend de millions de décisions individuelles ». Un blogueur a l’entière liberté de décider de publier ses billets dans toutes les langues qu’il maîtrise. Est-ce qu’un Québec souverain ferait une grande différence pour ce qui est de la représentation du français sur l’Internet? Soyons réalistes : non. Comment le gouvernement procèderait-il? Chaque site Internet réalisé par un résident du Québec serait vérifié (par l’Office de la langue française?) pour s’assurer que son contenu est entièrement rédigé en français, question de participer à l’effort de guerre pour la présence du français sur le net? Ce serait porter atteinte à la liberté d’expression.
Personnellement, bien que le titre de ce blog soit en français, quand le cœur m’en dira, je publierai des billets en anglais. Et si je maîtrisais une autre langue, fort probablement que je me laisserais aussi aller à son utilisation occasionnellement, et ce, pour le simple plaisir de la communication.
